Le ventre, un cerveau comme un autre ?
Béatrice De Montera, philosophe, Université catholique de Lyon - Les comportements d’abondance et l’excès de consommation de graisses animales, sucre et sel, partout dans le monde, induisent une augmentation des maladies non transmissibles (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2 et obésité). Avec le développement de ces pathologies, et la volonté de les prévenir, on observe une forme de médicalisation de l’alimentation (y compris dans les situations de sous-nutrition), qui renouvelle de manière importante les relations entre alimentation, santé et bien-être.
Pour Béatrice de MONTERA, philosophe et enseignante à l’Université catholique de Lyon, toutes les découvertes autour du ventre, du microbiote intestinal, font écho aux travaux récents en philosophie de la biologie qui mettent en évidence un « individu étendu », dont les frontières dépassent la seule dimension corporelle.