SESSION #5 Des tiers-lieux alimentaires pour davantage de justice sociale
Le chapitre 5 vous emmène à Marseille, Montpellier et Montréal, où des tiers-lieux alimentaires expérimentent et innovent pour faire de l’accès à une alimentation durable un droit inaliénable, conjuguant justice sociale et citoyenneté.
La ferme urbaine Capri : un projet pluridimensionnel et multi-partenarial à Marseille. L’agriculture urbaine recouvre de multiples facettes. Elle est caractérisée par différents facteurs : la production (légumes, fruits, miel, etc.), le système économique (marchand, non marchand), la localisation (parc, friche, toit, terrasse, etc.), la technique culturale (sol, hors-sol, vertical, etc.), les porteurs de projets (exploitant agricole, association, entreprise, etc.) et les objectifs (productif, récréatif, etc.) (Daniel, 2013).
L’association En Chantier : la co-construction d’espaces autour de l’alimentation dans une dynamique inclusive et participative. L’alimentation est un réel marqueur des inégalités sociales en France, elle constitue généralement la première variable d’ajustement du budget des familles précaires. Aujourd’hui, le modèle privilégié de lutte contre la précarité alimentaire repose sur des dispositifs d’aide alimentaire. Certes nécessaire en cas d’urgence, ce modèle distributif connaît certaines limites .
L’Esperluette : la mixité sociale et l’action collective pour favoriser un accès égalitaire à l’alimentation durable. Confrontés à un double besoin de convivialité et d’accès à une alimentation durable, les habitants du quartier de Celleneuve à Montpellier ont créé l’Esperluette.
Le Dépôt centre communautaire d’alimentation : renforcer l’action sociale pour initier des changements politiques. Au Canada, qui fait partie des pays les plus riches du monde, 14 % de la population souffre d’insécurité alimentaire. Soit un ménage sur huit qui a des difficultés à se procurer de la nourriture saine.