Accueil > Rubriques hors ligne > Parcours thématiques > L’alimentation facteur d’identité > Alimentation et plaisirs > Facteurs d’influence du plaisir alimentaire > Importance du contexte
Le plaisir pris à manger est à analyser dans une dimension multifactorielle : en plus du contenu de l’assiette, des facteurs socioculturels, économiques, cognitifs et physiologiques entrent en compte dans la dimension hédonique de l’alimentation. Il est donc essentiel de faire le lien entre le mangeur, l’aliment et son environnement. En effet, les comportements adoptés par les mangeurs sont différents en fonction des autres convives, du lieu, de leur moral et de leur propre représentation du contexte d’ensemble.
Dans une vision univoque du plaisir alimentaire, le contexte du repas est souvent associé à la commensalité et à la convivialité et est défini comme un vecteur de mieux-être. Cependant, le repas peut aussi être perçu comme un moment de tension et de déplaisir. Par exemple, pour les personnes en situation de précarité faisant face à un choix limité, les différentes étapes de l’alimentation – approvisionnement, préparation, partage – peuvent être sources de tension et génératrices d’exclusion sociale. Le fait de « mal manger » peut être vécu en opposition au plaisir alimentaire. C’est également le cas en maison de retraite : le repas collectif est un moment de la journée de rassemblement des pensionnaires, mais également de rappel à leurs handicaps physiques et/ou psychiques. Ce moment collectif peut aussi souligner l’absence d’un résidant due à son hospitalisation voire son décès. Enfin, le contenu de l’assiette – les textures adaptées aux personnes âgées – ainsi que le comportement des autres convives peuvent être à l’origine de conflits.