Séminaire 2019
Dans le cadre du Mastère spécialisé® « Innovations et politiques pour une alimentation durable » de Montpellier SupAgro et du Cirad, la Chaire organise chaque mois d’octobre depuis 2012 un séminaire de formation ouvert à tous sur les enjeux contemporains de l’alimentation. Les séances, diffusées en streaming, peuvent être suivies sans se déplacer à Montpellier.
Retrouvez toutes les interventions dans les articles ci-dessous
« L’alimentation idéale pour les nutritionnistes c’est de bien couvrir tous les besoins nutritionnels, donc en différents macro (lipides, protéines, glucides) et micro nutriments (vitamines, minéraux). Mais une fois qu’on a dit qu’on pouvait couvrir tous les besoins nutritionnels, cette alimentation elle est idéale au point de vue nutriments mais elle peut se décliner en différents types d’alimentation en fonction des territoires, des cultures, etc.
« L’essentiel c’est de comprendre la démocratie alimentaire pas juste comme un concept, qui changerait la façon de regarder le système alimentaire, mais c’est aussi une méthode la démocratie alimentaire. Avec cette façon de poser la question de la démocratie alimentaire, je regarde d’une part ce qui se passe du côté de l’aide alimentaire. Et là, on voit bien que l’aide alimentaire ce n’est pas juste quelque chose qui permettrait de donner à manger à des gens qui ont faim mais que l’aide alimentaire a une fonction de filière, et s’appuie sur le système productiviste tel qu’il existe.
eaucoup des mécanismes qui sont mis en avant en agroécologie passent par le sol. J’ai voulu illustrer à quel point ces processus sont liés à une grande diversité d’organismes et d’interactions dans le sol. Dans certains cas ces processus on les connait suffisamment bien pour pouvoir en extraire un petit élément et le piloter dans les agroécosystèmes, par exemple via des intrants innovants ou des biotechnologies.
« Pour faire atterrir le système alimentaire dans le cadre des limites planétaires, il faut à la fois faire confiance au système industriel globalisé pour expérimenter de nouvelles voies, même si ce n’est qu’une petite amélioration. Et il faut aussi laisser l’expérimentation et encourager des expérimentations que ce soit au niveau des approches très "écologie" ou très "économie verte", qui font appel à beaucoup de technologies et de nouvelles technologies, etc.
Le système alimentaire dit industriel basé sur l’usage massif de ressources non renouvelables, a été à la fois un moyen d’augmenter la production et de permettre le développement. Mais en même temps il a beaucoup d’effets pervers : environnementaux, en terme de santé, en terme social, économique et en terme de gouvernance.
« Le cœur de mon intervention portait sur les implications pour l’agriculture et les usages de produits agricoles, du passage des sociétés d’un régime métabolique solaire à un régime métabolique minier. On a eu au cours du XVIIIe – XIXe avec la révolution industrielle, un changement majeur de ces régimes métaboliques où on est passé de sociétés dont le métabolisme reposait avant tout sur de la biomasse, c’est-à-dire des produits issus du vivant ou des produits vivants ou tirés du vivant, à des sociétés dont le métabolisme repose de plus en plus sur des ressources du sous-sol. Le plus marquant était le pétrole et le charbon.