Un pour tous et tous pour un : sommes-nous plus durables ensemble ?
BLANCHE DEHAYE, ROXANE FAGES, ORANE DUPONT
La Journée des innovations pour une alimentation durable s’est ouverte avec la question : sommes-nous plus durables ensemble ? Nous vivons dans un drôle Lde monde… Un monde qui bouge, qui change… En effet, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, notre monde a connu de grands bouleversements. Nous avons grandi au rythme des innovations technologiques, assisté à la révolution verte, qui s’est appuyée sur les intrants chimiques, la spécialisation, la mécanisation de l’agriculture et récemment les biotechnologies. Nous avons également connu l’industrialisation de nos productions alimentaires, l’intensification et la massification des échanges mondiaux, dans un monde de plus en plus consumériste.
Tout ceci a fortement impacté nos façons de cultiver, produire, échanger et nous nourrir… Aujourd’hui, la durabilité de nos activités est en jeu. Ceci mène nombre d’entre nous à ressentir une insatisfaction grandissante et une envie de faire bouger les choses. Mais des solutions existent… Ne soyons pas fatalistes !
Oui, une réelle transition est en marche ! Face aux limites de notre modèle agroalimentaire, nombreux sont ceux qui se mobilisent pour imaginer et développer des systèmes alternatifs, avec un objectif : la durabilité ! Nous avons choisi pour ce premier temps fort de la journée de mettre en avant des initiatives innovantes basées sur l’action collective. Ces initiatives, et les acteurs qui les portent, sont organisés autour de valeurs comme la solidarité et l’entraide plutôt
que la course effrénée aux profits. La clé de leur réussite, nous en sommes convaincues, se situe dans le partage des connaissances et des savoirs, qui permet de construire des solutions concrètes et efficaces.
Pour illustrer le pouvoir de l’agir ensemble, trois types d’applications concrètes sont analysées :
- →la gestion collective des semences paysannes ;
- →la coopération entre nos productions animales et végétales, pour une agriculture plus durable ;
- →le supermarché coopératif, une organisation de personnes qui souhaitent reprendre la main sur leur panier de courses.
Il est intéressant de noter que ces organisations
étaient toutes les trois relativement courantes auparavant. Mais suite aux grands bouleversements des activités humaines vers le milieu du XX[e] siècle, elles ont fortement décliné, voir quasiment disparu. Et à présent, nous pourrions assister à leur renaissance et leur redéploiement, car elles apportent de vraies réponses aux enjeux actuels.
L’autre point commun qu’il est intéressant de souligner est leur caractère reproductible. En effet, bien qu’ancrés sur des territoires, ces trois systèmes sont multipliables à grande échelle. Ils ont un potentiel à essaimer et à se généraliser, grâce à l’action collective.
Oui, nous pouvons prouver que l’union fait la force. Car oui, nous pouvons être plus durables ensemble. Pour reprendre la fameuse devise utilisée par Alexandre Dumas pour ses Trois mousquetaires , « Un pour tous et tous pour un ! »
Vidéo de présentation
https://goo.gl/VioEuQ
Aujourd’hui en France, la majorité des ménages font leurs courses en grande surface : environ 72 % des dépenses y sont réalisées (Insee, 2011). Devenue Aun acteur incontournable, la grande distribution accumule cependant de plus en plus de griefs à son encontre, tel que son rôle dominant au sein des filières. En outre, suite aux différentes polémiques et crises alimentaires, les consommateurs, en quête de transparence, s’interrogent de plus en (…)
Vidéo de présentation
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Dans une logique d’intensification de la production agricole et de simplification du travail, les productions animales et végétales – pourtant complémentaires – ont été peu à peu dissociées au sein d’exploitations dites « spécialisées ». Cette spécialisation a des conséquences environnementales et agronomiques négatives.
Réintégrer élevage et cultures au sein d’exploitations aujourd’hui spécialisées est peu envisageable en raison de la perte (…)
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https://goo.gl/1bwDZC
La salade mouchetée de Salasc, l’oignon de Tarassac, la salade rouge cévenole, le haricot de Babeau ou la tomate de Burbank… des variétés aux drôles de Lnoms, de toutes les couleurs, de toutes les tailles et pour tous les goûts. Cultivées localement, de génération en génération, elles ne figurent dans aucun catalogue officiel et il n’est pas facile de les trouver dans les jardineries, ni dans les coopératives agricoles.
Avec la généralisation (…)