Accueil > Rubriques hors ligne > Parcours thématiques > L’alimentation facteur d’identité > Croyances et alimentation > Aliments et divinités > Interdits et tabous alimentaires
Au sens biologique, les humains sont omnivores. Toutefois, tout ce qui est comestible n’est pas pour autant considéré comme « mangeable ». Les convictions, qu’elles soient religieuses, culturelles ou personnelles, influencent pour beaucoup la manière de s’alimenter.
Le « tabou » qualifie une interdiction morale et coutumière sujette à des sanctions lorsqu’elle n’est pas respectée. Selon Freud, il présente deux significations opposées – le sacré et l’impur – ayant pour point commun la crainte du contact. Pour justifier leurs interdictions et définir ce qui est de l’ordre du mangeable, les sociétés se trouvent dans la nécessité de catégoriser les aliments entre purs et impurs, et entre mangeables et immangeables. Par exemple, le cochon est un aliment « immangeable » dans les religions judaïque et musulmane.
Les interdits alimentaires sont des manifestations collectives témoignant de l’appartenance concrète d’un individu à un groupe et participent à la régulation sociale. Mais alors que les sociétés traditionnelles étaient particulièrement marquées par des interdits et tabous alimentaires, on peut se demander si ces derniers prévalent toujours autant dans les sociétés contemporaines.