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L’alimentation pour se relier à soi


Ressouces Chaire - L’alimentation facteur d’identité

Besoin physiologique, identité, santé, vie en sociétés, intimité, plaisir, etc. De nombreux termes peuvent être associés à cet acte semble-t-il « ordinaire » qu’est celui de manger. En effet, l’alimentation relève de dimensions plurielles et elle est constitutive des individus, bien au-delà de leur physiologie.

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L’alimentation pour se relier à soi

Où il est annoncé que l’alimentation, au-delà de sa fonction biologique de préservation de la santé, nous relie à nous-même. Elle est source d’expériences sensorielles et de plaisirs, support de la construction de nos identités individuelles et collectives, et peut constituer une forme d’optimisation de soi. Ce que nous mangeons aujourd’hui façonne le devenir de nos corps et de nos esprits, et donc ce que nous serons demain.

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Santé, corps et alimentation chez les jeunes mangeurs casablancais au temps du Covid 19

Sur la base d’une enquête ethnographique (environ trente entretiens semi-directifs avec une répartition égale entre hommes et femmes et une observation participante), conduite à partir du mois de mars 2020 à Casablanca, nous proposons une communication sur les pratiques alimentaires et les représentations du corps et de la santé chez les jeunes mangeurs casablancais de 18 à 34 ans, dans le contexte actuel de crise sanitaire liée au Covid 19.

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Cuisiner les légumes feuilles –keerai- et soigner les corps : D’une déconsidération des pratiques et dévalorisation des savoirs féminins à leur remobilisation 

La société indienne est traversée d’injonctions contradictoires adressées aux femmes : nécessité de travailler et de valoriser leur rôle de « mère-nourricière » : contraintes des temps versus préservation des savoirs féminins sur les plantes (légumes feuilles) consommables pour leurs bienfaits alimentaires et de soin au corps. Comment penser une agencivité et une « politicité des femmes-mères-soignantes » (Kunin, 2020) dans un contexte de préoccupations conjointes pour les liens alimentation/nature ? Une marge étroite entre assignation et « reclaim » autour des héritages précieux des savoirs de soin.

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Devenir sain. Des morales alimentaires aux écologies de soi

S’alimenter sainement n’est pas qu’une occasion de répondre à des exigences sanitaires et alimentaires propres à la construction d’un corps sain, c’est aussi une manière de penser le monde et de le pratiquer. Le devenir sain est exercice critique face aux conséquences d’une société réflexive, où l’incertitude devient le maître mot du rapport à la connaissance et aux institutions. Il exprime les exigences d’une société orthorexique et cherche à les transcender.

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Physiologie du goût, ou Méditations de gastronomie transcendante

La Physiologie du goût est un recueil de mémoires. Mémoires d’humour, dans le ton héroï-comique, ou comment traiter de matières familières avec un rien de noblesse, un zeste de pompe ou de solennité. Cela pourrait lasser, si tout ne baignait dans la modestie et la gaieté. Brillat-Savarin est l’auteur le plus aimable qui soit. Mais il est question de cuisine. Brillat-Savarin (1755-1826) inaugure avec génie cette intellectualisation de la gastronomie qui ne devait pas cesser jusqu’à nos jours.
Il est témoin de l’époque où s’impose le restaurant, lieu pour manger, au détriment de l’auberge, refuge du voyageur sans feu ni lieu, où l’on ne faisait guère que boire et se nourrir. La cuisine se professionnalise et toute profession suscite discours ; se mettre à table est affaire de langage. Au-delà du besoin de manger, le plaisir de la table est comme une mise en scène : le luxe du désir. La nourriture désirée est une sorte de cérémonie ethnographique par laquelle l’homme célèbre son pouvoir, sa liberté de brûler son énergie "pour rien".
"En ce sens, dit Roland Barthes, le livre de Brillat-Savarin est de bout en bout le livre du "proprement humain", car c’est le désir (en ce qu’il se parle) qui distingue l’homme". (présentation de l’édition parue en 2017 chez Flammarion)

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Comment la personne se construit en mangeant

L’évolution de la sensation gustative, son rôle, sa place dans la genèse de la personne ainsi que dans l’établissement des conduites alimentaires normales ou déviantes, constituent un domaine dans lequel nos connaissances sont nombreuses, foisonnantes, mais aussi mal organisée, et, sur certains plans, étrangement lacunaires.

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Le genre de l’ivresse. Évolution des consommations d’alcool chez les étudiant-e-s

Le boire alcoolisé se prête particulièrement bien à une analyse en termes de genre. Cet article examine la construction sociale de la réalité concernant les modalités genrées du boire chez les jeunes, à partir d’une recherche en population étudiante. Entre le toxique et l’aliment, la « culture de l’ivresse » et la « culture du vin », le boire des jeunes et son évolution articulent différentes normes et différents rapports aux normes. L’évolution des rapports sociaux entre les sexes en matière de consommation estudiantine mérite d’être étudiée de près : contrairement aux discours récents de la prévention et de la santé publique mettant l’accent sur l’explosion des consommations chez les étudiants et la dissolution du genre, on observe avant tout le rapport étroit à l’ivresse qui évolue vers la modération et un maintien de la dissymétrie du genre tout au long des parcours de consommation.

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Approche sociologique des néophobies alimentaires chez l’enfant

À partir d’une interrogation sur les enfants autistes, leurs singularités alimentaires ainsi que les difficultés et les ajustements pour l’entourage nourricier autour des repas, les auteurs, sociologues, questionnent les évolutions du répertoire alimentaire et plus particulièrement la phase de la néophobie. Ce travail examine la simultanéité et la complémentarité des processus de socialisation et d’individuation dans les évolutions des pratiques alimentaires des enfants. S’interroger en articulant les approches psychologique et sociologique permet d’explorer les soubassements des normes. Et aussi de distinguer la perspective phylogénétique à tendance universalisante de la néophobie de l’enfant dans le cadre de l’ontogénèse.

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L’homnivore

Claude Fischler interroge les racines de nos représentations, de nos goûts et de nos dégoûts alimentaires. Il décrit les mutations des modes de vie, l’invasion de la diététique, le souci croissant du corps et du poids, les révolutions de la haute cuisine et montre qu’à l’âge de l’abondance nous sommes sans doute plus menacés par la cacophonie diététique ambiante que par ce que contiennent nos assiettes.Claude Fischler, sociologue, est chercheur au CNRS. (présentation de l’éditeur)

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