Accueil > Rubriques hors ligne > Parcours thématiques > « Glocaliser » l’alimentation > Convergence ou diversité des pratiques alimentaires ? > Quelles spécificités historiques, sociales et culturelles ? > Une grande diversité de modèles alimentaires
La tendance à la convergence de nos apports en macronutriments (protéines, glucides et lipides) ne se traduit pas systématiquement par une standardisation des produits que nous consommons. En effet, l’alimentation est conditionnée par le climat, la nature du sol et la tradition. Si l’on observe effectivement une hausse globale de la consommation de produits carnés, l’apport protéique au niveau mondial est aujourd’hui encore très diversifié. Par exemple, dans l’alimentation japonaise, la consommation de poisson et produits de la mer représente le principal apport en protéines. Certains aliments populaires dans l’est de l’Asie (criquets, sauterelles, fourmis, mouches, chenilles et autres insectes) sont introuvables dans la plupart des pays occidentaux.
On observe également des différences dans la consommation de céréales, aliment de base du régime alimentaire dans de nombreuses régions du monde et formidable outil pour tracer des aires géographiques, alimentaires et culturelles. Ainsi, si le blé est la céréale la plus largement cultivée dans le monde, cela concerne principalement l’Occident et le Moyen-Orient. Le maïs est particulièrement présent en Amérique du Sud. Le riz est très important dans les grandes civilisations asiatiques, notamment en Chine et dans d’autres pays d’Asie orientale. Bien que moins répandus que le maïs, le blé ou le riz, le mil et le sorgho sont des céréales largement cultivées en Afrique, même si le blé et le riz y sont aussi importés.